Lecture à livre ouvert dans le foyer du TMC
1950
Il échoue en juin au concours du Conservatoire national supérieur
d' art dramatique.
Joue dans Les Allemands, de Léon Kruczkowski, mise en scène
de Clément Harari, au Théâtre Verlaine (rôle du Lieutenant).
1951.
Il s'inscrit en janvier au cours de Tania Balachova au
Théâtre de l'Atelier et joue, au printemps, dans la Tragédie optimiste,
de Vsevolod Vichnievski, mise en scène de Clément Harari, au Théâtre Verlaine
(rôle du Prisonnier).
A l'initiative de Clément Harari, il fait partie de la délégation française
présente au IIIle Festival de la jeunesse et des étudiants communistes, à
Berlin, du 5 au 19 août 1952.
Il joue dans le Profanateur, de Thierry Maulnier, mise en scène
de Tania Balachova, tournée du Théâtre Hébertot (rôle d'Aide, créé par Michel
Bouquet).
Sa partenaire est Agnès Van Molder, dite Agnès Vanier.
Il l'épouse le 30 avri1 1952.
Longue période de chômage.
1953.
Il traduit la pièce allemande les Otages,
de Rudolf Leonhard
Il joue dans la Tragédie de la nuit, de Thomas Otway, mise en
scène de Claude Régy, au Festival de Châteaudun (rôle du Prêtre).
Rencontre de Robert Voisin, directeur de la Librairie des Deux
Masques, des éditions de l'Arche et de la revue Théâtre populaire, qui lui
donne l'occasion de publier, dans le n° 4, son premier article. la Méthode
des actions physiques de Stanislavski
A l'occasion de cette collaboration, il rencontre Bernard Dort, Jean Duvignaud,
Roland Barthes, Guy Dumur Il fait partie du comité de rédaction jusqu'en 1963
En novembre, il est incorporé à la caserne Dupleix.
1955.
Libéré de ses obligations militaires en janvier.
Chômage
Il est rappelé en septembre, lorsque la France dépêche
le contingent au Maroc pour empêcher le sultan Mohammed V de reprendre le
pouvoir.
Il revient en décembre
1956.
Robert Voisin lui propose d'être rédacteur en chef de la revue
Bref bulletin d'information de l'Association des amis du Théâtre populaire.Il
est responsable de la publication des n° 7 à 17.
Au printemps, il commence la traduction de La Jeunesse
d'Abai et Abai de Moukhtar Aouezov (Gallimard, 1958, 1960)
A la rentrée, il joue Les Hommes de trop, de François Candelier,
mise en scène de Marc Gentilhomme, au Théâtre de la Huchette (rôle de Jeliabov)
; il rédige le texte du programme.
En collaboration avec Geneviève Serreau, il écrit un Hommage
à Brecht, mise en scène de Jean-Marie Serreau, assisté de Claude Régy,
à l'Alliance française
Toujours avec Jean-Marie Serreau, il répète Les Coréens,
de Michel Vinaver, mais le travail s'interrompt et il sera indisponible lorsque
les répétitions reprendront quelques mois plus tard
En décembre, il répète Saint-Just, de Jean-Claude Brisville,
mise en scène de Daniel Leveugle, au Centre dramatique de l'Est (rôle de Robespierre).
1957.
Jean Vilar lui propose de rentrer dans la troupe du T.NP
Il y reste de mars à juillet, sans jamais avoir l'occasion d'y jouer
A la demande de Sacha Pitoëff, il traduit lvanov,
d'Anton Tchekhov (éd. Denoël, 1958).
A la rentrée, il adapte La Clef d'or, un conte
d'Alexis Tolstoï, pour la compagnie de marionnettes d'Alain Recoing, joué
au Théâtre du Vieux-Colombier à la fin de l'année.
Il joue le rôle de Pomel dans Ce soir on improvise,
de Pirandello, mise en scène de Sacha Pitoëff, à l'Athénée.
Adhésion au Parti communiste français.
Divers travaux de synchronisation à la Radio-télévision
française.
1958.
Miguel Maflara, de Milosz, mise en scène de Maurice
Jacquemont, Studio des Champs-Elysées (rôle du Bibliothécaire).
L'Agence littéraire et artistique de Paris (A.L.A.P.)
lui propose, pour les éditions Julliard, la traduction
des huit volumes du Don paisible, de Mikhaïl Cholokhov. Il achève
ce travail en 1964.
Rencontre de Louis Aragon, qui dirige la collection Littératures
soviétiques chez Gallimard et le convoque aux Lettres françaises.
En juillet, au Ile Festival de Cassis, il joue
La Nuit des Rois, de Shakespeare, mise en scène de Michel Fontayne
(rôle du duc Orsino), et Le Partage de midi, de Paul Claudel, mise
en scène de Roland Monod (il joue de Ciz, Madeleine Marion joue Ysé).
Collaboration avec Jean-Marie Serreau, qui met en scène
Le Cadavre encerclé, de Kateb Yacine, au Théâtre Molière, à Bruxelles,
les 25 et 26 novembre. Le spectacle vient quelques semaines plus tard au Théâtre
Lutèce, à Paris.
1959-1961.
Lecture, au Vieux-Colombier, de la pièce de Xavier Pommeret,
Pour des raisons de coeur, par l'association " Défense du théâtre"
(Monod, Vial, Vitez. ..).
Conférence à l'Arséa sur le théâtre des avant-gardes.
Difficultés financières et inquiétudes sur son avenir.
Il envisage de reprendre l'étude du russe, songe
à abandonner le théâtre. Aragon lui propose (mai 1959) d'être son secrétaire
pour la préparation de L' Histoire Parallele des États-Unis et de l'U.RS.S.
(éd. Presses de la Çité) (LouisAragon écrivait la partie concernant l'U. R.S.S.
; André Maurois, celle concernant les Etats-Unis).
Premier voyage en U. R.S.S. pendant l'été 1960, afin
d'approfondir ses recherches pour Aragon.
A la fin de l'année, Michel Fontayne, directeur du Théâtre du quot ien de
Marseille (TQ.M), lui commande une version de la Paix, d'Aristophane.
Son père meurt le 28 janvier 1961 d'un emphysème pulmonaire.
Il travaille à son " imitation" de La Paix,
rédige l'article intitulé " Théâtre en U.R.S.S. et dans les démocraties populaires"
pour L' Histoire des spectacles de l'Encyclopédie de la Pléiade, dirigée
par Guy Dumur, et continue ses recherches pour Aragon.
1962-1963.
Il est " régisseur littéraire" du Théâtre du quotidien
de Marseille. Agnès Vitez y est responsable des marionnettes. Fontayne a également
rassemblé Pierre Vial, Roland Monod, Xavier Pommeret.
Au cours de la saison, Michel Fontayne met en scéne La Paix,
une " imitation" d'Antoine Vitez, qui interprète aussi deux petits rôles
dans la pièce et collabore au travail de mise en scene.
Au T.Q. M., il organise des lectures Victor Hugo et les
surréalistes, Aragon. ; des conférences ; il joue parfois: les Tambours
du Père Ned, de Sean O'Casw, Le Grand Tchou, d'Armand Gatti
; il écrit, pour les marionnettes d'Agnès Vanier, les dialoguies des Trois
Ours, d'après le conte de Léon Tolstoï. la première a lieu en décembre
1962.
Il quitte le T.QM. et rentre à Paris en septembre 1963.
D'octobre à décembre, il joue dans Oblomov, d'après
Gontcharov, mise en scène de Marcel Cuvelier, au Studio des Champs-Élysées.
1964-1965.
Il participe au comité de rédaction de Cité-panorama,
la revue du Théâtre de la Cité, à Villeurbanne, dirigée par Émile Copfermann
; il y écrit plusieurs articles.
Au mois de mai 1964, il interprète Flaminius dans
Nicomède, de Corneille, mise en scène de Pierre Barrat, au Théâtre-Maison
de la culture de Caen (T.M.C.), dirigé par Jo Tréhard. C'est pendant les représentations
de Nicomède qu'il se lie avec l'équipe du T.M.C.
Aragon publie quelques-uns des poèmes d'Antoine Vitez
dans les Lettres françaises du 18 juin.
En octobre, Joël Masson, secrétaire général du théâtre,
propose à Antoine Vitez d'inaugurer la série de " Lecture à livre ouvert."
qui se déroule dans le foyer du théâtre. Il commence le 15 novembre 1964 avec
" Maïakovski à livre ouvert"
Gilbert Vilhon et Jacqueline Dane lisent avec lui.
A la même époque, il traduit du russe
quelques poèmes et proses de Maïakovski pour Maiakovski et le théâtre russe
d'avant-garde, d'Angelo Maria Ripellino, ainsi que Le Vieux, Somov
et les autres, et Egor Boulytchov et les autres, de Gorki (tome
5 du Théâtre complet de Gorki éd. de l' Arche, 1965).
En décembre, Antoine Vitez sollicite dans une lettre
à Jo Tréhard la possibilité de réaliser une lecture plus élaborée. Electre,
de Sophocle
Le 15 janvier 1965, " Aragon à livre ouvert " ; le 18
mars, " Desnos à livre ouvert " ; et le 6 avril, Jo Tréhard propose à Antoine
Vitez de mettre en scène Electre sur le grand plateau du T. M.C la saison
suivante.
A l'invitation d'Alain Botbol, directeur de l'Université
du Théâtre des Nations, il dirige, dans le cadre des " Ateliers de recherche
et de documentation historique " , un atelier sur Maiakovski (12 mars-9 avril).
Le 20 mai, " Milosz à livre ouvert " ; le 17 novembre,
" Apollinaire. " ; le 22 décembre, " Claudel. ", avec Madeleine Marion.